27 mai 2009

les choses au clair

ll serait temps de les y mettre : passe-t-on un concours de recrutement pour intervenir quotidiennement dans les débats de Culture (oui, je dis Culture et non France Culture, c'est comme ça qu'on fait pour donner l'illusion qu'on en est), ou bien un concours pour être sur le terrain, les mains dedans (la tête à peine ailleurs), au turbin, au charbon, à l'école ?

Nan parce que j'ai eu le malheur de me remettre au travail là aujourd'hui, et de bosser l'oral pro. Bon. Oh malheur. Quel bo...el. Je me suis dit Ozen mon bon Ozen, violente-toi, tu as eu les écrits, aie les oraux. Aïe les oraux plutôt. J'ai ouvert pour la deuxième fois de l'année l'ENT de mon IUFM, je ne sais pas si certains connaissent : c'est l'environnement numérique de travail (c'est ça non ?), autrement dit une grosse étagère très mal rangée avec des tas de classeurs qui étouffent de photocopies d'articles à rallonge sur la théorie, la théorie, la théorie.

Alors ma question est simple : faut-il vraiment se perdre dans les notions encyclopédiques ? Parce que là franchement je vois mal un jury apprécier qu'on lui fasse la leçon sur Montessori, si ? Ne faut-il pas plutôt connaître grosso-modo les approches théoriques (vite fait, genre socio-constructiviste vs transmissif, mais sans en faire un flan), et surtout bien bosser les programmes, l'actu de l'école et les enjeux (violence, laïcité, handicap, différenciation etc ?).

Je me la jouerais bien pragmatique moi sur ce coup-là... Ca passe ? Moi les fiches dans tous les coins de l'apparte et le cerveau découpé en entrées alphabétiques, je sais pas faire. Je préfère lire du Hatier (bon ok du Scéren) et en retirer la substantifique moelle, avec mes mots à moi, vous croyez que ça suffira.

Sont durs à l'IUFM aussi. Z'auraient pu ranger leur ENT quand même.

Bon, j'ai mes premières simulations d'oral (il faut faire semblant de parler c'est ça ? ) la semaine prochaine. Vous raconterai. Mais je veux bien vos témoignages sur votre façon de bosser la première partie de l'oral pro.

En revanche je suis plutôt zen sur la litté J. J'adore la litté J. Je suis un maximonstre, wou !

Hum, je m'y remets (à mon Scéren et ma tablette Milka ; l'un offrant beaucoup plus de résistance que l'autre...).

Posté par ozen à 16:40 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur les choses au clair

  • C'est exactement ce que je fais .. je me noie dans la théorie ... tout en me disant, je ferais mieux de lire le projet d ecirculaire de rentrée 2009, de regarder les actu, ... mais voilà philosophie de l'éducation, sociologie, développement de l'enfant, c'est du chinois pour moi ... donc, obligé pour comprendre la plus part des textes d'en passer par là !
    Profite bien de tes simul, je paierai cher pour en avoir au moins une

    Posté par magali, 27 mai 2009 à 21:29 | | Répondre
  • Le plus important c'est d'etre au point sur les actualités de l'école...

    Absolument connaitre le fonctionnement de lécole : cycle conseils ASH etc etc

    il faut que tu sois très clair sur les théorie d'apprentissage et les méthodes... Clair ne veut pas dire érudit... clair veut dire que tu sais ce que sous entend tel ou tel concept...

    Il te sera plus utile de connaitre les interactions des différents thèmes dans le quotidien de l'école que d'avoir une analyse purement livresque!!

    A l'OP on veut voir que tu as l'étoffe d'un prof !! donc que tu sais dans quoi tu mets les pieds et SURTOUT que tu sais analyser réfléchir et rebondir!

    Posté par LD, 28 mai 2009 à 17:46 | | Répondre
  • Houuuu... méfiance!

    D'un côté je suis entièrement d'accord avec toi, sur l'idée que la théorie, Piaget machin, Montessori truc, et le reste, ça sent le vieux livre moisi, et autant se dépoussiérer un peu en se gorgeant d'actualité et de concret.
    De l'autre, je crois que tu t'illusionnes peut-être que les jurys, qui ne se tiennent pas tous au courant des circulaires de rentrée par exemple - tu oublies leur tendance, en tout cas pour certains, à apprécier qu'on leur récite le cours par cœur, ou presque. Dans les IUFM, tout le monde n'est pas dépoussiéré de l'intérieur, et certains membres de jury sont fortement déconnectés de la réalité, du terrain et de tout ce qui s'est passé ces dix dernières années. A part Meirieu, et encore, c'est uniquement parce que c'est l'un des leurs.

    J'exagère un peu mais pas tant que ça. Et pour l'anecdote c'est Piaget et Montessori que j'ai eu à sortir à mon oral (du temps où on avait dossier de documents à commenter en première partie et oral "libre" en deuxième). Dans mon exposé j'avais limité la théorie autant que possible, et privilégié expé perso et observations socio-pédagogiques, et eux m'ont demandé des noms de "théoriciens", puis les détails sur les théories associées.
    Je pense que c'est pour favoriser les candidats issus de l'année de PE1 : si tu t'es farci les cours théoriques qu'on enseigne à l'IUFM, c'est bon, sinon on essaye de te mettre un peu de côté. Histoire de gonfler les stats en faveur de la PE1 (si seuls 10% des PE2 viennent de PE1, et tous les autres du CNED ou de trucs divers privés, ça fait désordre pour l'IUFM).

    Pour te rassurer (et inquiéter peut-être d'autres personnes en passant), je crois que les jurys sont surtout sensibles à ta façon de te tenir, de parler, de répondre, d'orienter un peu la conversation, bref d'être adulte et pro. A l'inverse ils essayent d'éviter un peu les grands ados, les Tanguy, et les personnes tout juste sorties de leur trois années de licence juste après le bac. Ce qui ne les empêchera pas ensuite de considérer tout le monde comme de grands gamins et de les infantiliser tout au long de la PE2.
    Encore une fois je noircis un peu le tableau.

    Euh, je crois que ça fait 45mn que je squatte ton blog, je vais me rentrer avant qu'il fasse nuit.

    Posté par titane, 28 mai 2009 à 18:38 | | Répondre
  • __________

    Vos avis se rejoignent finalement, merci de me les avoir donnés.

    Magali : tu le prépares sans rien, même pas le cned ?

    LD : oui, c'est bien cela alors, nous sommes d'accord (mais alors, pourquoi autant de biographies lénifiantes sur tel ou tel ancêtre de la pédagogie ???)


    Titane, ton regard sur l'iufm est sévère. L'an dernier, ce n'est pas 10% mais 64% des reçus qui venaient de PE1. On m'avait dit pis que pendre de la formation de PE1 à l'IUFM ; je l'ai trouvée assez pragmatique, très en phase avec la réalité froide du concours, mais sans doute l'obligation d'efficacité de la formation en cours du soir (qui consiste en une PE1 très accélérée) explique-t-elle cette approche rentre-dedans. En tout cas je retiens de ton portrait du candidat idéal qu'il faut être bien dans ses baskets, et c'est ce que j'essaierai d'être le jour J. Je serai entretemps allé lire un peu les bio des pédagogues : ça m'aidera à être bien dans mes baskets...

    Merci en tout cas à vous trois pour ces précieux commentaire.

    Posté par ozen, 28 mai 2009 à 21:30 | | Répondre
  • Je n'avais pas vu ta réponse à mon commentaire.
    Oui, peut-être que la formation IUFM est mieux que ce qu'on en dit. Moi qui n'ai jamais fait de PE1, qui suis-je pour critiquer? C'est juste l'impression que j'ai : beaucoup de temps perdu, les PE1 assis sur des chaises. La formation du soir doit être du concentré : peut-être que tout le monde devrait bénéficier d'une formule concentrée, en fait.
    Pour les 10%, ce n'est qu'une façon de dire que l'IUFM a intérêt à avoir un fort pourcentage de PE2 qui viennent de PE1, et que si les tendances étaient défavorables, ce ne serait pas bon pour l'avenir des IUFM. Je sais qu'on est bien au-dessus des 10%.

    Posté par titane, 31 mai 2009 à 14:34 | | Répondre
  • anyway

    Titane : de toute façon, l'avenir des IUFM se joue à très très court terme...

    Posté par ozen, 31 mai 2009 à 18:50 | | Répondre
Nouveau commentaire