10 septembre 2009
toujours là, mais derrière les persiennes
Voilà, je suis là, pardon de n'avoir pas donné de nouvelles, je ne cherche pas d'excuses, je n'en ai pas.
En vérité, vérité vraie, de vrai de vrai, ben je ne vais plus avoir beaucoup de temps pour ce blog, dont l'utilité n'est pas flagrante, soit écrit en passant. Comme je l'expliquais hier à un lecteur qui se reconnaîtra, je ne pense pas avoir suffisamment de temps à consacrer à ce blog ; d'ailleurs pour être tout à fait honnête je n'y pensais plus du tout, là, ces dernières semaines. Il était une fois un journal éphémère et un peu futile de PE1. Là, franchement, je n'ai plus envie.
Ce n'est pas un coup d' e-déprime, comme celle que Titane traverse en ce moment par exemple. C'est juste qu'un blog, ça prend du temps. Et puis, franchement, le fait d'avoir été démasqué ne me donne pas trop envie de déverser ma détresse sur ce blog. Et la pudeur, bordel !
Oui, voilà, c'est peut-être surtout cela : à présent en PE2, je n'ai plus le sentiment de solitude que j'éprouvais l'an passé. Et la perspective de me mettre tout nu devant mes collègues...bof.
Donc je tire les persiennes, mais je fais un gros bisou à la petite demi-douzaine de lectrices fidèles qui ont accompagné ces feuillets exutoires l'an passé. C'était un chouette moment, virtuel mais bon, va !
Bonne suite d'aventures ; j'en lirai les comptes-rendus dans vos blogs, soyez-en sûres.
18 juillet 2009
écrire pour ne rien dire
Salut,
Je viens de créer une nouvelle catégorie qu'un lapsus virtuel, autrement dit une faute de frappe, enfin une ERREUR de frappe (tiens ça me rappelle mon oral pro) m'a fait malencontreusement ou plutôt bienencontreusement intituler "oublier le coIncours" au lieu d'"oublier le concours". J'ai voulu rectifier, ben oui l'erreur est constructive (sic, re, comme vous voudrez), mais "coin cours", pour nommer ce qui est l'aboutissment de la pe1, m'a finalement semblé plutôt approprié : un coin purement théorique. Un coin cours. Ceci dit, con cours, c'était bien aussi.
Bref. Comme dirait madame Ozen : faudra être plus clair avec tes élèves.
Pas faux.
Alors salut à tous, enfin toutes parce que y'a que des nanas qui me lisent, c'est peut-être mon style à la Gavalda. Si c'est vraiment ça merci de m'envoyer le Samu, car je sais où est le robinet deu gaz. Franchement, Gavalda...
Bref on a dit.
Je rentre de quinze jours en Bretagne avec Madame Ozen et Junior, qu'est-ce qu'on a eu froid, mais qu'est-ce qu'on s'est régalés. J'vous racontais la même chose l'an dernier à mon retour de Normandie. Tiens tiens.
J'ai perdu cinq kilos cette année (on se croirait dans du Gavalda que j'disais), à cause du stress, mais aussi de l'angoisse, de la nervosité, sans parler ce sentiment d'inquiétude lié au concours ni oublier cette tension tenace propre au CRPE. Cette année, donc, j'en ai bavé, physiquement aussi, pas qu'au 1500 mètres, mais aussi face à mon assiette qui ne me disait rien, qui ne m'a rien dit de tout l'hiver, et qui là, depuis la parution des résultats, me parle, me parle, me parle, purée mon assiette elle a causé pendant ma quinzaine bretonne, ça a été la quinzaine du beurre salé, j'ai bouffé comme douze, mais comme douze qui boufferaient eux-même comme deux, ce qui fait quand même vingt-quatre, ouah j'compte bien. J'compte bien continuer de bouffer surtout.
J'ai la patate !
Qu'est-ce que j'en bouffe d'ailleurs des patates !
Voilà ça me fait ça d'avoir eu le concours : j'ai la patate, gonflé à bloc, re-référence à Fersen, voilà depuis le 4 juillet ça me fait un peu comme dans sa chanson :
"J'ai entendu le chant du coq
Punaise, ça m'a ouvert les yeux !
J' me suis réveillé dans mon pieu
Avec une haleine de coyote
Alors, sans faire ni une ni deux
Alors, j'ai sauté du paddock
Alors, j'ai sauté dans mon froc
Et pis, j'ai rassemblé mes ch'veux
Et pis, j'ai fait crisser les pneus
Punaise, j'étais gonflé à bloc !"
A en croire Titane et UnjourPE, à la rentrée, j'en serai à chanter non pas le dernier, mais les premiers couplets de cette chanson...Je vous laisse chercher si ça vous tente.
J'voulais raconter des trucs sympas sur le concours, les vacances, la Bretagne, pas sûr que j'aie atteint cet objectif. Pourtant sur le concours j'avais plein de trucs à raconter, sur la motivation, sur les attentes qu'on s'en fait, sur la surprise des notes. Il sera toujours temps plus tard.
Vous serez toujours là ?
Bises à tous (toutes) et merci encore pour les nombreuses bulles de champ laissées à la suite de mon précédent post.
03 juillet 2009
verdict
Voilà, à midi, le lien est devenu tout gras sur le serveur de l'académie, mon front aussi, j'ai pris Madame Ozen et Junior dans les bras, j'ai cliqué, et quelques secondes après, ils étaient quasi-morts étouffés...
Car mon nom est dans la liste !
Pour la petite histoire, je suis je pense le premier admis de l'histoire du CRPE à passer entre les mailles du filet avec un 7/20 en OP.
Bises à tous, champagne, champagne, champagne, vacances, vacances, vacances.
Je ne m'éternise pas : il faut que j'aille embrasser tous les gens que je ne connais pas dans la rue.
01 juillet 2009
terminé
Voilà, premier jour de vacances.
Soucieuses, nerveuses, expectatives.
Tout s'est bien passé après l'OP, ce qui m'autorise à rêver.
Rêver qu'au terme de l'OP, le jury s'est ravisé au moment de jurer. Et m'a laissé une chance. Du type "il est nul mais laissons-lui une chance".
On peut rêver.
J'ai battu mon record personnel de 30 sec en EPS, j'ai réussi à parler de malbouffe en espagnol, j'ai causé chiffons en anglais.
Alors là je respire un grand coup et j'attends vendredi dont je n'attends pas grand chose.
Attends, on sait jamais.
A tant y avoir cru...j'espère ne pas être déçu, déchu.
Je pars en vacances samedi : j'espère avoir les résultats...à temps.
Il me tarde de me reposer le corps et l'esprit, comme vous pouvez le constater.
Bises à tous, je vous tiens au jus.
19 juin 2009
Une semaine et demie plus tard
Merci de m'avoir remonté le moral, vous toutes.
J'ai passé l'anglais hier, ma matière forte (pourquoi pas un coefficient 12 sur la langue vivante obligatoire, hein ?), pas de souci. Jury vraiment sympa, le débat a surtout porté sur les voyages que j'ai effectués dans les pays anglo-saxons, donc bon, pas de piège.
Je passe l'eps la semaine prochaine, ma matière faible. Miam.
Je reste motivé, parce qu'il faut finir ce qu'on a commencé, re-dédicace. Pour ne pas avoir de regrets, je vais suer comme un damné qui sue, et parler de danse au jury, moi qui déteste danser ça tombe bien.
Voilà, c'est dans cet état-là que je me trouve.
Salut !
10 juin 2009
plan A ou B ?
Salut,
Sur un coup du sort, tu sors. Le plan A se transforme en plan B, le plan B prend la place du plan A. Un plan C serait le bienvenu, car il est n'est pas impossible que le plan B devnu A foire à son tour. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de plan B devenu A.
Hier, j'étais gonflé à bloc, comme le chante si bien Thomas Fersen. Je me suis ramassé moi-même à la toute petite cuiller. J'ai m****é mon entretien, complètement. Pas d'échange, juste un candidat qui encaissait les coups, incapable d'improviser sur un sujet qu'il ne maîtrisait absolument pas en première partie, et des questions bien vaches d'un jury déjà sceptique en deuxième. Un peu de sarcasme en retour, et il ne m'en a pas fallu plus pour rendre les armes.
Mes exposés peuvent me sauver mais je n'y crois déjà plus.
Cette plainte n'est pas l'expression de l'habituelle déception du candidat qui doute et attend en retour des "mais non". Car mais si. Ici s'expriment le désarroi et la déception d'un type qui sait très bien quand il est bon...et qui a toujours su dire quand il était mauvais. Et là, hier, j'ai été pire que mauvais : indécis, pauvre, hagard. De Montpellier, bien entendu.
Alors je m'en vais causer l'espagnol, l'anglais et l'eps sans conviction, juste parce qu'il faut finir ce qu'on a commencé (dédicace). Mais je sais que c'est joué.
Bises à tous et merci quand même pour votre fidélité et les "mais non" qui viendront bientôt garnir la tombe de ma reconversion professionnelle .
08 juin 2009
veillée d'armes
Salut, pour moi les après-demain se jouent demain, alors comme dirait le personnage central de l'oeuvre que j'ai choisie pour l'exposé de litté J, demain, "le car claquera ses portes plates et il m'emportera comme tous les autres le long de ses phares pour apprendre les choses".
Je vais essayer de ne pas me pincer les doigts dans les portes plates.
Vous tiens au courant et vous salue.
Punaise, je stresse. J'suis super détendu, j'en reviens pas.
04 juin 2009
ozen, Maître zen
Moi je suis plutôt zen, de façon générale et même à cinq jours de l'oral pro. Le problème, c'est Junior, il stresse pour son Papa. Alors de loin comme ça ça peut paraître mignon, mais je promets que c'est pénible, parce qu'il faut le consoler à cinq heures du matin. Et moi ça m'arrange pas de me lever à 5 heures. Alors je lui dis "stresse pas Junior, dors tranquille, Papa il va l'avoir son concours" et lui de me répondre :"ouiiiiiiin". Peut-être qu'il me voit pas prof des écoles.
A l'IUFM, nous passons à tour de rôle des simulations. La mienne s'est bien passée, trop bien à mon goût, même pas une petite question piège, comme si on était deux vieux potes en train de parler de tout et de rien. M'arrange pas ça parce que notre formateur nous a avoué que les questions pièges qui titillent sont réservées aux bons candidats, pour savoir s'ils méritent 18 ou 20. Shit. J'ai une copine qui a eu les pires questions imaginables. Moi on m'a demandé comment je ferais pour motiver les élèves. Tu parles.
Bref. Autre problème: j'aime tellement l'oeuvre que j'ai choisie pour la litté J que j'ai du mal à en parler sans m'emballer, je pourrais en parler une heure entière mais on n'a que dix pauvres minutes. Je laisserais bien le réseau de côté pour l'entretien mais ça m'a été déconseillé.
Ouh la la toutes ces questions que je me pose depuis le milieu de la nuit. Bon, vivement le we : plage, picole, fruits de mer, comme avant chaque évènement stressant : y' a que ça pour que ça se passe bien.
Bises, surtout à ceux qui préparent les oraux (et les autres aussi ; bah, vous êtes que trois et demi à lire ce blog anyway*).
* : je mets des mots en anglais parce que je prépare la LV, et aussi parce que j'ai un fidèle lecteur localisé par canalblog au Royaume-uni...Bise à toi, kiss to you, qui que tu sois, whoever you may be.
03 juin 2009
grosse vache
J'ai couru en 6min50sec ce matin mon foutu 1500m, pourtant j'étais gonflé à bloc, sans doute un peu trop gonflé.
Ce qui me fait du 5,5/20.
Donc, en l'espace de trois semaines d'abstinence sportive, j'ai perdu 25 seconde et deux points.
Dèg.
On m'avait dit "dope-toi", j'ai donc pas mal carburé au rosé ces derniers temps : bonjour le résultat. Je veux dire, si c'est comme ça, autant avoir une vie saine.
J'suis qu'une grosse vache.
29 mai 2009
C'est la chenille qui redémaaaaaareeuuh
Alors voilà, il se trouve que, sans vouloir rompre l'épais mystère autour de ma localisation géographique, j'habite dans une ville de féria. Et, pendant la féria, j'en viens presque à regretter le temps où j'habitais dans une ville de tour Eiffel.
La féria, pour les non-initiés, c'est :
- de jour : la fête du taureau, dans les arènes et l'assiette, mais aussi la fête du pastaga, du sombrero et de l'aïoli (faut aimer, mais c'est la tradition, tu peux pas comprendre).
- de nuit : la fête du pastaga, du pastaga et du pastaga, mais aussi du rhum, du whiskey et des gogues dans la rue (faut aimer, mais c'est la tradition, tu peux pas comprendre).
Bref, en bas de chez moi, toute la nuit, une bonne vingtaine de Patrick Sébastien en puissance ont bruyamment trinqué en se prenant qui pour Dalida, qui pour le phare d'Alexandrie, qui pour le petit bonhomme en mousseuh-mousseuh-mousseuh. Ils ont aussi pissé un peu partout, en sont joyeusement venus aux mains vers 4heures, ont un peu vomi une fois réconciliés et puis s'en sont rentrés chez eux, enfin j'imagine.
Je veux pas faire le grincheux, le vieux, le père, ni le vieux père grincheux, mais franchement, c'est pas un peu moyen-âgeux comme façon de sociabiliser ?
(On s'en cogne en plus d'Alexandra à Alexandrie avec ses magnolias là).
Alors j'ai regardé la télé, DimDamDom avec un portrait croisé de Coco Chanel et Saint-Laurent et un excitant reportage sur les ravages de la mini-jupe dans le Paris bien-pensant des sixties. Et comme le petit bonhomme en mousse ne voulait toujours pas se coucher, vers 2h30, j'ai ouvert le double DVD de Godard qui traînait depuis des lustres dans mon meuble Fly. Passion avec Isabelle Huppert et Nouvelle Vague avec Alain DeLoin.
Bon, moi j'aime bien Godard, j'ai un très bon souvenir du module littérature et cinéma à l'occasion duquel je l'avais découvert : Le Mépris, A bout de souffle, Pierrot le ouf.
Mais Nouvelle Vague et Passion, c'est juste...pire que la féria.
A tel point que je me suis endormi. Ca sert aussi à ça, un mauvais Godard.
(tout cela me fait penser à une chanson de l'excellent petit groupe Volo à propos d'une certaine finale de coupe du monde).
