29 mai 2009
C'est la chenille qui redémaaaaaareeuuh
Alors voilà, il se trouve que, sans vouloir rompre l'épais mystère autour de ma localisation géographique, j'habite dans une ville de féria. Et, pendant la féria, j'en viens presque à regretter le temps où j'habitais dans une ville de tour Eiffel.
La féria, pour les non-initiés, c'est :
- de jour : la fête du taureau, dans les arènes et l'assiette, mais aussi la fête du pastaga, du sombrero et de l'aïoli (faut aimer, mais c'est la tradition, tu peux pas comprendre).
- de nuit : la fête du pastaga, du pastaga et du pastaga, mais aussi du rhum, du whiskey et des gogues dans la rue (faut aimer, mais c'est la tradition, tu peux pas comprendre).
Bref, en bas de chez moi, toute la nuit, une bonne vingtaine de Patrick Sébastien en puissance ont bruyamment trinqué en se prenant qui pour Dalida, qui pour le phare d'Alexandrie, qui pour le petit bonhomme en mousseuh-mousseuh-mousseuh. Ils ont aussi pissé un peu partout, en sont joyeusement venus aux mains vers 4heures, ont un peu vomi une fois réconciliés et puis s'en sont rentrés chez eux, enfin j'imagine.
Je veux pas faire le grincheux, le vieux, le père, ni le vieux père grincheux, mais franchement, c'est pas un peu moyen-âgeux comme façon de sociabiliser ?
(On s'en cogne en plus d'Alexandra à Alexandrie avec ses magnolias là).
Alors j'ai regardé la télé, DimDamDom avec un portrait croisé de Coco Chanel et Saint-Laurent et un excitant reportage sur les ravages de la mini-jupe dans le Paris bien-pensant des sixties. Et comme le petit bonhomme en mousse ne voulait toujours pas se coucher, vers 2h30, j'ai ouvert le double DVD de Godard qui traînait depuis des lustres dans mon meuble Fly. Passion avec Isabelle Huppert et Nouvelle Vague avec Alain DeLoin.
Bon, moi j'aime bien Godard, j'ai un très bon souvenir du module littérature et cinéma à l'occasion duquel je l'avais découvert : Le Mépris, A bout de souffle, Pierrot le ouf.
Mais Nouvelle Vague et Passion, c'est juste...pire que la féria.
A tel point que je me suis endormi. Ca sert aussi à ça, un mauvais Godard.
(tout cela me fait penser à une chanson de l'excellent petit groupe Volo à propos d'une certaine finale de coupe du monde).
27 mai 2009
les choses au clair
ll serait temps de les y mettre : passe-t-on un concours de recrutement pour intervenir quotidiennement dans les débats de Culture (oui, je dis Culture et non France Culture, c'est comme ça qu'on fait pour donner l'illusion qu'on en est), ou bien un concours pour être sur le terrain, les mains dedans (la tête à peine ailleurs), au turbin, au charbon, à l'école ?
Nan parce que j'ai eu le malheur de me remettre au travail là aujourd'hui, et de bosser l'oral pro. Bon. Oh malheur. Quel bo...el. Je me suis dit Ozen mon bon Ozen, violente-toi, tu as eu les écrits, aie les oraux. Aïe les oraux plutôt. J'ai ouvert pour la deuxième fois de l'année l'ENT de mon IUFM, je ne sais pas si certains connaissent : c'est l'environnement numérique de travail (c'est ça non ?), autrement dit une grosse étagère très mal rangée avec des tas de classeurs qui étouffent de photocopies d'articles à rallonge sur la théorie, la théorie, la théorie.
Alors ma question est simple : faut-il vraiment se perdre dans les notions encyclopédiques ? Parce que là franchement je vois mal un jury apprécier qu'on lui fasse la leçon sur Montessori, si ? Ne faut-il pas plutôt connaître grosso-modo les approches théoriques (vite fait, genre socio-constructiviste vs transmissif, mais sans en faire un flan), et surtout bien bosser les programmes, l'actu de l'école et les enjeux (violence, laïcité, handicap, différenciation etc ?).
Je me la jouerais bien pragmatique moi sur ce coup-là... Ca passe ? Moi les fiches dans tous les coins de l'apparte et le cerveau découpé en entrées alphabétiques, je sais pas faire. Je préfère lire du Hatier (bon ok du Scéren) et en retirer la substantifique moelle, avec mes mots à moi, vous croyez que ça suffira.
Sont durs à l'IUFM aussi. Z'auraient pu ranger leur ENT quand même.
Bon, j'ai mes premières simulations d'oral (il faut faire semblant de parler c'est ça ? ) la semaine prochaine. Vous raconterai. Mais je veux bien vos témoignages sur votre façon de bosser la première partie de l'oral pro.
En revanche je suis plutôt zen sur la litté J. J'adore la litté J. Je suis un maximonstre, wou !
Hum, je m'y remets (à mon Scéren et ma tablette Milka ; l'un offrant beaucoup plus de résistance que l'autre...).
26 mai 2009
résultats d'admissibilité
Yipi, ce soir c'est crêpes et soirée télé : je suis admissible.
Inutile de décrire ma joie joyeuse, demain je repars au combat, Mathilde est revenue etc : je suis très soulagé, et je reprends les révisions pour l'oral demain.
J'vous tiens au jus pour la suite.
(Un gros bisous à Nyny au passage).
25 mai 2009
Bon, c'est demain
Que seront communiqués les résultats d'admissibilité dans notre académie, ici Montpellier à vous la Terre, faut surtout pas se presser. Déjà le serveur Publinet de l'académie semble résister aux clics - je ne serais pas le seul à faire du F5 fébrilement et naïvement la veille à 14h30, quand les résultats sont annoncés pour mardi à 18h ?
Sans blague, je joue un peu ma vie. C'est pas qu'un cancer va me tomber sur la gueule demain en cas d'échec, ni que je prévoie la défenestration, c'est juste que j'ai déjà fait pas mal de boulots (dans l'ordre, en passant les plus pourris : livreur, rédacteur, auteur, chargé de comm, demandeur d'emploi), que j'ai plus de trente berges, que ça fait dix ans que je cherche ma voie. Alors, maintenant que j'ai décidé de franchir le pas et de passer ce foutu concours qui me foutait les jetons, ben...je les ai, les jetons. D'ailleurs non, je ne les ai pas : ce n'est plus à moi de jouer, mais à Internet. Publinet, j'écris ton nom...n'oublie pas le mien
Alors bien sûr, en cas d'échec, je peux recommencer à créer des plaquettes et des sites pour des PME ingrates, mais bon, c'est pas ça que je veux faire, pas exactement.
Si je loupe, je repenserai un bon coup à mes stages, mon année de révision, les copains de l'iufm. J'y penserai très fort et puis je tournerai la page, c'est promis. Ben oui, pas deux fois : c'est cette année ou jamais. C'est pas une question de master (je l'ai déjà, na), juste une question de motivation, d'âge, d'année passée à me ronger les ongles, d'année à venir où je n'ai plus d'ongles à ronger. Alors on verra demain.
Enfin, ce ne sont que des résultats d'admissibilité d'ailleurs, oh là coco tu t'emballes, t'as même pas bossé pour les oraux d'ailleurs, en tout cas tellement peu.
Hug, à demain. Nyny, je pense à toi. J'espère qu'on sera contents chacun de notre côté demain !
Et pour l'heure, pour meubler, j'emmène Junior chez le médecin, ça fait dix jours qu'il tousse, oh punaise la honte je sais j'aurais dû y aller avant.
Bye
